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  • Le vendredi 27 juin 2009

Quatre géants debout, mains sur les hanches, jambes écartées, dominent, arrogants, la falaise de Beaumont. Les dizaines de fils haute tension, noir corbeau, traversent le ciel gris. Si on lève un peu les yeux, quatre autres immenses pylônes dominent outrageusement le calme paysage de l’Île-d’Orléans. On ne peut s’empêcher de songer à Félix. Nous transportons l’énergie pour les Américains en défigurant nos paysages sans retenue. Le progrès!

Il pleuvait, il pleut, il pleuvra.

Nous marchons depuis une heure déjà. Nous avons quitté le port de Lévis à 13 h 40. Tourné une courte vidéo avec Jérémie pour livrer nos impressions de départ. J’essaierai de le mettre en ligne lors d’une prochaine séance de courriel. Il pleut!

Croyez-le ou non, nous avons quitté la maison à 6 h 30. J’ai pris le volant. Intersection René A Robert et sortie de l’autoroute 640, j’ai le droit de passage pour passer sous l’autoroute et prendre vers l’est. Il pleut abondamment. Venant de l’est, une petite voiture grise dérape et fait crisser ses pneus sur la chaussée. Elle arrive tout droit sur nous! Je donne un coup de volant, je vois à l’arrière la roulotte donner de la droite. Le véhicule s’immobilise sur le terre-plein, fait marche arrière et reprend sa course folle en direction de René A Robert. Ni vu, ni connu.

J’ai des palpitations à n’en plus finir. L’un des enfants n’ayant pas compris que l’erreur n’était pas de moi maugrée contre ma façon de conduire. Jocelyne lui explique que c’est l’autre véhicule qui était fautif. Finalement, je cède le volant à Jocelyne de crainte que la nervosité me fasse faire de mauvaises manœuvres.

La chaussée est glissante. Il pleut, il pleuvra.

Une fois installés au camping de Beaumont, Jocelyne et Jérémie viennent nous reconduire au port de Lévis. Le début de notre périple. Quelques photos de circonstance et nous partons sous une pluie torrentielle. 16 km jusqu’au camping. Pas vraiment d’incident significatif sauf un brownie lancé par un passager que j’ai reçu sur la cuisse. Il l’a fait exprès, j’en suis sûr. Marc-Antoine aussi.

Marc-Antoine et moi convenons de marcher après souper 5 km pour nous avancer. Il ne pleut plus.

Une voiture s’arrête à notre hauteur. Deux femmes :

- Vous savez où se trouve le théâtre Saint-Michel de Bellechasse.
- On n’est pas d’ici que je leur réponds, mais nous venons de le croiser. Vous le trouverez un kilomètre plus loin.

Je leur explique notre projet et la cause pour laquelle nous marchons. La passagère me dit :

- Je suis à l’étape de la perruque, m’indiquant du doigt sa tête.

Je lui dis marcher pour plusieurs personnes atteintes et lui demande son nom. Nous dédions ce 5 km. à Suzanne Giard.

Je suis dans un hôtel de Montmagny. On m’a généreusement prêté l’accès en m’indiquant que si un client réclame l’ordinateur je devais céder la place. Un client américain tourne autour de moi comme un corbeau. À moins qu’il veuille un supplément d’électricité?

Je vous écris demain. Parce qu’aujourd’hui nous avons marché 25 km bien tassés, chanceux sans une goutte de pluie. Mais demain (29), ça va être l’enfer. Ah oui! Marc-Antoine a un léger mal de gorge et moi je me suis claqué un genou.

Bye


Aujourd’hui, nous avons marché pour :

Nathalie A., Michel Moreau, Jacquelin Moreau, Julie Tourangeau, Yolande Bélanger.
 

Merci !