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Vendredi 24 juillet
Carleton - Maria
Nos hôtes Roger et Alice nous ont souhaité bonne route et
fait leurs adieux. Nous sommes sortis par le matin radieux,
9h:00, 15 km et une belle journée qui s'annonçait.
On a fait un stop chez
Aqua Mer, qui nous avait promis une commandite. On a
attendu une demi-heure. C'était compliqué. Finalement, on a
laissé tomber. Marc était déçu. On voulait repartir.
Le chemin entre Carleton et Maria est très joli. Parsemé de
fermes, parfois on voit la mer se profiler sur l'horizon.
Marc-Antoine et moi, on n'a pas arrêté de chantonner La mer
de Trenet, mais on ne sait que le premier couplet:
La mer qu'on voit danser
Sur les golfs clairs
A des reflets d'argent
La mer, lorsqu'on l'a connu, on ne peut plus s'en passer. La
mer, qui a inspiré tant de chansons, de poèmes, sur laquelle
les hommes ont fait les conquêtes et enfin plusieurs
guerres.
La mer!
Tu t'assoies sur une plage de la Grande-Échouerie, de
L'Étang-du-Nord ou de la Dune-Du-Sud (juste le nom est un
poème en soi, imagine-t’y asseoir) et tu regardes l'horizon
sur la mer au levant ou au couchant, c'est pareil, et tu
n'es plus une femme, ni un homme, tu es maintenant un avec
l'élément. Tu es l'esprit de la mer. Tu es la mer...
On s'est arrêté sous les sapins, d'une jolie maison jaune
pour se rassasier. On avait faim et soif. Nous avancions si
bien, mes douleurs étaient anesthésiées. Nous avons repris
la chaussée. J'ai sifflé Marc-Antoine et lui ai indiqué la
station de radio qui se présentait sur notre route. Il m'a
fait signe que non. Les médias sont maintenant ma drogue.
J'aime y intervenir lorsque ça donne des résultats et des
résultats nous en avons obtenus: TVA - Bas-St-Laurent, la
radio et les journaux d'Amqui, chaque fois notre levée de
fonds s'est accrue de quelques dizaines et centaines de
dollars.
- Envoie, viens, lui ai-je lancé.
Il ne voulait rien savoir. J'ai traversé la route. Il m'a
suivi.
- Je reste à l'extérieur, qu'il a dit.
Je suis entré, j'ai convaincu la réceptionniste de
rencontrer l'animatrice. Elle a été vite gagnée à notre
cause. L'animatrice, Véronique St-Onge, conjointe de
madelinot (ça aide!), nous a finalement accueillis dans le
studio. Marc-Antoine s'était joint à nous, en lui faisant la
promesse, qu'il n'aurait pas à intervenir.
Je ne le comprends pas ce Marc-Antoine. Une personnalité
sociale, de la maturité, des habiletés de communication bien
affirmées, avec un message significatif en plus. Maintenant,
il fuit les médias comme la peste, ne veut jamais intervenir
et s'efface complètement. Ça fait plusieurs années que sa
mère et moi lui disons qu'il est fait pour l'univers des
communications.
L'entrevue s'est très bien déroulée. Les messages sont bien
passés. Par la suite, sur la route, on s'est fait klaxonner
à deux ou trois reprises. Cela signifiait que l'on avait
entendu l'entrevue. Malheureusement, ça ne s'est pas
concrétisé par des dons. Pas grave, la semaine n'est pas
fini.
On est arrivé quand même assez fatigué, car Maria est située
le long d'une plage sans fin, 7-8 km. Magnifique. On s'est
arrêté au restaurant de l'endroit le Barli-Coco. Le service
était d'une lenteur éternelle. Pas grave, on n’était pas
pressé. À la fin du repas, une femme s'est échappée d'une
famille.
- Monsieur Arseneau? Monsieur Arseneau, de
Sainte-Thérèse?
- Ouiii, ai-je répondu, surpris.
- Je suis madame Desjardins, secrétaire au Service de
prévention des incendies de Sainte-Thérèse.
Je l'ai embrassé. Nous avons fait la causette. Puis, nous
nous sommes laissés. La serveuse nous a remis un don avant
de quitter.
Cinq minutes plus tard, nous arrivions chez Ginette, la
soeur de Michelle, la grande amie de ma soeur Hélène, pour
un repos de 2 jours. Demain on annonce de la pluie et on
s'en fiche, on ne marche pas.
Bye!
Aujourd'hui nous avons marché pour:
Nathalie A., Gilles Mercier, Colette Chouinard, Lucie Rivet,
Ginette Cloutier, Simon Denis, Jean-Louis Robitaille, Linda
Côté, Marie-Claude Bissonnette.
