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Dimanche 12 juillet
Pointe-Au-Père – Sainte-Luce

Frais et dispos, pieds, genoux, jambes, dos, le regard sur la mer tout au long de la rue du Fleuve (devinez lequel!), nous avons quitté les Drewitt et Tanguay et leur gros chien aimé (de tous).

Nous avons porté un regard à l'arrière, désolé de quitter cette vie de famille palpitante et aussi inquiète par un immense nuage noir qui venait de l’ouest sur nous.

Quinze minutes plus tard, il s'abattait sur nous. Heureusement, nous étions équipés de nos impers. Malheureusement, nos souliers n'étaient pas plus étanches que les semaines précédentes. Instantanément, nos pieds flottèrent dans nos bas et nos souliers complètement trempés. Nous en étions maintenant indifférents, tellement nous avions connu pire. Ma seule appréhension était de nous faire de nouvelles ampoules, maintenant complètement guéries.

Nous sommes parvenus à Sainte-Luce, et avons arrêté au Nipigon. Nous avons expliqué à la serveuse notre situation. On nous a servi. C'est dommage pour un si beau site, en effet, situé à côté de l'église, le restaurant domine la grande baie et la plage du village, le coup d'oeil est superbe, mais la bouffe y est exécrable. Nous avons commandé deux crêpes et des boissons : 35 $. Les crêpes étaient caoutchouteuses et le café ordinaire.

Nous avons repris la route, en longeant la baie. C'était magnifique! Le soleil était ressorti. Nous avons emprunté une large rue qui montait par la 132 et la route 294. Je me suis trompé de chemin. Nous sommes revenus sur nos pas pour prendre la route 294.

Les pieds toujours trempés, nous avons monté jusqu'au village de Luceville, conscients de quitter définitivement la mer jusqu'à la Baie des Chaleurs que nous rejoindrions dans 8 ou 10 jours.

Au village, nous avons tourné à gauche sur la rue Saint-Pierre en direction du rang 2 est. La température s'était légèrement réchauffée. Une heure trente plus tard nous étions chez Hélène. C'est sa fille Marie qui nous a reçus. Par un bel effet du hasard, sa cousine Lysianne et son oncle Bertrand, venaient d'arriver pour nous livrer nos sacs à dos, laissés chez eux le matin même.

Marie nous a gâtés comme des parents. Douce, agréable, prévenante, des qualités qui font plaisir à ressentir lorsque l’on fait un long voyage, exigeant et fatigant.

Sa sœur Élizabeth est passée en coup de ventre pour prendre sa douche, car elle venait de faire de l’équitation et devait se rendre à son travail à Mont-Joli.



Aujourd’hui, nous avons marché pour :

Nathalie A., Colette Dion, François Daviau, H. Renaud, Geneviève Bjorne.