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Vendredi 10 juillet
Saint-Fabien – Le Bic
Marguerite s’était levée tôt et avait déjà préparé un
déjeuner plus que substantiel, si le terme est permis.
Notre parcours a débuté vers 7 h. Le paysage était cette
fois spectaculaire.
À la première pause, j’ai joint la conseillère municipale de
Rimouski qui devait nous accueillir à l’Hôtel de Ville, en
remplacement de mon bon ami Éric Forest, maire de la Ville,
qui n’était pas disponible pour nous recevoir. Éric a bien
fait de déléguer sa conseillère Gisèle St-Pierre qui a
elle-même souffert du cancer. Nous avons convenu de l’heure
de la rencontre.
J’ai joint ensuite TVA-Rimouski et parlé à l’affectateur
pour lui expliquer notre projet. Il s’est montré très
intéressé et a dit qu’aussitôt que sa journaliste et la
camérawoman seraient arrivées, il les affecterait à notre
rencontre.
Sous un soleil radieux, un paysage à couper le souffle, le
Pic Champlain et les collines qui meurent dans le fleuve,
nous avons progressé ardemment. Au loin, on voyait l’entrée
du village du Bic. Nous avons fait une pause pipi dans une
halte abandonnée. La reprise de la route fut plus difficile
à cause de l’état de nos ampoules qui s’était encore une
fois détérioré.
Puis nous avons emprunté la rue Sainte-Cécile dans le
village. Le GPS, avec qui on s’était réconcilié, nous
indiquait environ 4 km. On restait prudent. Mon cellulaire a
sonné. Ça devait Jocelyne qui nous appelait parfois le
matin.
- Monsieur Arseneau, c’est Karinne de TVA. Notre équipe
s’est rendue à votre rencontre à Saint-Fabien. Où êtes-vous
actuellement?
- Bonjour Karinne, nous sommes sur la rue Sainte-Cécile dans
le Bic.
- OK, j’envoie mes gens à votre rencontre.
L’équipe est arrivée quinze minutes plus tard. Nous nous
sommes présentés. La journaliste, Mayguie Métivier était
très gentille et enthousiaste devant notre projet. La
camérawoman nous a demandé si nous pouvions revenir sur nos
pas, car la baie du Bic y était superbe.
Sur nos pas de retour, j’ai constaté un terrain superbe qui
ferait bien l’affaire pour les prises de vue. J’ai sonné à
la porte de la maison. Une femme s’est présentée. Elle n’a
pas ouvert. Je lui ai demandé si je pouvais lui parler. Elle
a refusé d’ouvrir me demandant à nouveau ce que je voulais.
Lui ai expliqué brièvement et a répondu de façon cinglante :
- NON, ALLEZ-VOUS-EN!
Le tournage et l’entrevue ont duré environ une demi-heure.
Nous avons repris la route en nous disant à plus tard, car
l’équipe devait nous rejoindre à l’Hôtel de Ville de
Rimouski pour la signature du Livre d’or.
Nous sommes arrivés chez Bernard et Estelle qui nous ont
reçus avec chaleur. La table était déjà mise pour le dîner.
Bernard a fait le service, car Estelle est souffrante depuis
quelques années déjà. Elle souffre de fibromyalgie.
J’ai renoué avec mon cousin que je connaissais peu. Cela
faisait plus de 18 ans que je l’avais vu. En fait, depuis
l’anniversaire des 75 ans de maman, que ma sœur Jocelyne
avait préparé avec attention et professionnalisme, comme
toujours.
Nous sommes ensuite partis pour l’Hôtel de Ville. Arrivés à
15 h 15, pas un chat. Finalement, Gisèle St-Pierre,
accompagnée de sa directrice des communications et d’une
stagiaire nous a accueillis.
Sommes montés au salon du maire. Échanges protocolaires,
récit de notre voyage et informations d’usage sur notre
projet. La rencontre était cordiale et chaleureuse. Madame
St-Pierre sait s’y faire.
TVA n’est jamais venue, mais tout compte fait la rencontre
avait été agréable.
Bernard nous a fait visiter l’Institut
maritime du Québec, son lieu de travail depuis 31 ans.
Le simulateur de conduite des bateaux est assez
impressionnant. C’est là qu’étudie mon neveu Guillaume
depuis un an. Marc-Antoine s’est montré intéressé, mais
voulait voir le site de plongée sous-marine. Le temps ne
nous l’a pas permis.
Retour à la maison. Nous avons soupé tard. Comme je ne
prenais plus de médicaments depuis quelques jours, je me
suis permis du vin avec le repas. Même si Bernard et moi
n’avons aucun souvenir ensemble, tous nos liens familiaux
convergent. Nous avons donc beaucoup parlé de la famille.
Entre Madelinots cela va de soi.
Malgré la chaleur et les pieds qui faisaient encore mal,
nous avons dormi comme des ours. Le lendemain, nous avions
convenu de partir plus tard.
Aujourd’hui, nous avons marché pour:
Nathalie A., Rock Carrière, Simon Carrière, Léopold
Carrière, Yvon Chevarie.
