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Samedi le 28 juin 2008,
Nous avons croisé des tourterelles, un
héron, des corneilles, des carouges, des merles, une
marmotte, des chardonnerets. Ça nous change des agents
immobiliers.
Nous nous sommes réveillés tôt. À 5 :00 nous montions à
l’étage. Odette avait préparé un copieux déjeuner :
danoises, céréales, bananes, pommes, oranges, bleuets,
fromages, Kraft aussi pour le grill-cheese de Marc-Antoine.
François le frère d’Odette, est venu nous chercher pour nous
conduite à notre lieu d’arrivée la veille. Nous avons pris
une photo devant la sphère de Céline Dion à Charlemagne.
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Et sans nos lourds sacs à dos cette fois, nous entreprenons
une journée de 28 km. Direction Sainte-Sulpice.
La traversée de Repentigny est longue toutefois. Plus de
deux heures. Marc a fait un «flat». On s’arrête pour soigner
une ampoule.
Plus tard, nouvel arrêt au vieux moulin qui termine
l’interminable rue Notre-Dame à Repentigny. Discutons avec
le voisin qui nous prend en photo. Nous parlons un peu
politique, il peste contre la mairesse de sa ville et
prévoit se présenter aux prochaines élections. J’ai hâte de
lui reparler lorsqu’il aura chaussé les souliers de
conseiller. On comprendra ensemble que ce n’est pas toujours
aussi évident.
J’ai demandé à sa femme si elle pouvait changer l’eau de nos
bouteilles. C’est une artiste. Elle peint des œuvres
abstraites. Il y a du talent, c’est sûr. J’apprécie les
œuvres abstraites. Ça laisse le champ à l’esprit pour
ressentir, ce que le réalisme ne permet pas.
Nous apercevons au loin le clocher de l’église de
Sainte-Sulpice. Nous redéjeunons copieusement à 10 :30.
C’est notre dîner.
Nous passons cette fois par une petite route au bord du
fleuve. Nous croisons quelques passants qui nous saluent. La
138 à nouveau.
Ce qui nous mine le moral, ce sont les annonces des
frontières des villes. On sait que lorsqu’une distance est
annoncé sur la route, par exemple Saint-Sulpice 3, une fois
rendus nous avons 5 autres km à franchir avant d’arriver aux
premières habitations. En automobile ça passe vite. Faites
ça à pied!
Tiens, on annonce Lavaltrie 8.
Nous sommes parvenus à Lavaltrie vers 14 :00. Nous entrons
dans l’église. Un mariage s’y préparait. Le curé était là.
Nous avons discuté. Luc nous a bénis. Il nous a aussi dit
que son père Jean Beaudoin souffrait du cancer. Nous l’avons
ajouté sur notre liste.
Comme nous avions du temps, Marc-Antoine a visionné un film
sur son ipod. Moi je suis parti voir une exposition dans une
galerie tout près.
Le couple tenait cette galerie depuis 31 ans. Pour un
village comme Lavaltrie c’est tout un exploit. Les toiles
juraient de réalisme :
du Hudon et du Le Cor
entre autres.
J’ai vu un superbe coq de
Fortin que, si les moyens m’en
avaient permis, j’aurais offert à Jocelyne. Enfin, les
propriétaires m’ont invité à visiter le sous-sol de la
galerie. Ils y ont aménagé un réel musée. J’ai vu de
superbes toiles de
Chrystel Robin.
Jocelyne et Jérémie sont venus nous prendre. On s’ennuyait
malgré le court temps qui nous avait séparé. Nous avons
soupé ensemble et sommes revenus chez Odette. Car nous
n’avons jamais trouvé d’hébergement à Lavaltrie malgré les
efforts constants de Maral, notre aide précieuse de
l’Institut du cancer de Montréal qui a fait des miracles
dans la recherche de notre hébergement.
Oui, c’est vrai, j’ai croisé un collègue du travail, qui m’a
dit que plusieurs membres du Service habitaient Lavaltrie.
J’étais content de savoir ça.
Nous avons marché aujourd’hui pour :
Daniel Éthier X 2, Valérie Burns, Monique Larouche-Carmelle,
Caroline Matte, Lise Plasse, Monique Auger, Maxime Dutrisac,
Lise, Anne-Aimée, Maryse et Pierrette, Jean-Paul Laforest X
2, Yves Espantoso X 2, Micheline Vézina.
Vincent et Marc-Antoine



