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Vendredi le 27 juin 2008,
Vendredi le 27 juin
Le peuple souriant des agents immobiliers nous ont
accompagnés tout le long du parcours, sur Grande-Côte,
Adolphe-Chapleau et Côte-Terrebonne. Braves agents qui
domestiquent et animent tout ce troupeau mobile, de ceux
dont la maison est devenu trop petite. Toutes les villes y
passent : Sainte-Thérèse, Blainville, Rosemère, Lorraine,
Bois-Des-Filion, Terrebonne, Lachenaie, Legardeur,
Charlemagne et Repentigny. Cent cinquante affiches,
peut-être davantage, tout sourire, aux dents douteusement
blanches, du même sourire universel de l’invitation à
vendre. C’était gentil de nous célébrer comme cela.
Nous sommes arrivés au bout de nos 33 kilomètres (je préfère
l’écrire au complet, car c’est long 33 ki-lo-mè-tres à
pied), exténués, vidés mais encore aptes à la palabre,
mimant le sourire de vous savez qui maintenant.
Les soucis du jour : manquer le départ! La
télé-communautaire nous proposait une entrevue de dernière
minute. Nous sommes partis à 6:15, accompagnés de ma sœur
Jocelyne, ma belle-sœur Lucie et sa fille Mariève, qui
voulaient faire un bout avec nous. Départ émouvant : Maryse,
Lise, Diane, Daniel, Jean-Pierre, Marie-Andrée, Jocelyne, ma
tendre, Jérémie mon fils, Grand-papa Fernand, Guillaume.
L’au-revoir m’a fait penser au départ d’un train avec les
mains qui flottent dans le petit matin de brume. J’avoue
avoir retenu mon émotion lorsque, par dessus mon épaule,
j’ai aperçu Jocelyne et Jérémie.
Nos sacs étaient trop lourds! Trente et une livres le mien.
Vingt-quatre livres celui de Marc-Antoine. J’ai pu supporter
ce poids, depuis le moment où j’ai croisé une fourmi. Elle
transportait une grosse feuille morte. Je me suis dit qu’à
18 % de mon poids, je ne devrais pas me plaindre. La fourmi
porte 18 fois le sien. J’ai les épaules en sang. Nous
devrons larguer du stock.
Fraîcheur du matin, pas cadencés, nous avons filé jusqu’à
BdF. Rafraichissement au McDo (ce n’est pas une pub, allez-y
pas, c’était juste pratique), le proprio nous a dit qu’il
donnerait quelque chose à l’Institut. C’est mon seul
intérêt. J’avais déjà reçu au départ, un don de 50 $ de
Jean-Pierre. Chose étonnante, deux autres donateurs sur
notre route. Cout’donc, on a décidé de faire de la pub pour
l’ICM. Alors si vous nous lisez et que vous n’avez pas
donné, là c’est de la pub.
Île-Des –Moulins, Terrebonne, 10 :35 : 22 km complétés (je
ne l’écrirai plus au complet).
Lunch liquide. Marc-Antoine déteste, il n'en prendra plus
qui dit. C'était calme sur l'Île.
On quitte. Tout à coup un homme que je connais. Le voisin de
ma soeur Hélène, monsieur Jean-Guy. Me fait visiter l'expo
de sa fille, fait un don, on the road again.
Chaleur l'après-midi: 27 degrés Celsius, facteur humidex 33,
tiens on connaît le chiffre.
Jour de cueillette des déchets à Terrebonne. Nous négocions
la part de route qui nous revient avec les camions et les
automobilistes, en zigzagant entre les bacs de déchets de la
ville.
Nous franchissons péniblement l'autoroute 40. Je vois le
visage empourpré de Marc-Antoine. Je crois avoir poussé trop
loin. On s'assoit à l'ombre. Il ne se plaint pas. J'appelle
Odette, notre hébergeuse, je lui donne des instructions
confuses sur notre position. Elle est quand même là en 10
minutes.
Nous arrivons chez elle. Maison spacieuse devant l'Hôtel de
ville de Repentigny. Chaleur et accueil. Elle reçoit pour le
souper sa famille. Loin d'être objet de curiosité, nous
sommes rapidement intégrés à un repas cordial, narrant le
récit de la journée et les origines du projet.
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Nous cognons des clous à table. Marc-Antoine s'excuse disant
qu'il ira se coucher. Je le suis quelques minutes plus tard,
non sans avoir reçu les dons de nos hôtes. Première journée:
275 $. Ils ont été d'une générosité extraordinaire. On est
reçu et ils donnent encore.
PUB: Ceux qui n'ont pas donné peuvent encore le faire via ce
site ou celui de l'ICM. N'oubliez pas de cocher le projet
MARCHONS POUR LA GUÉRISON, du formulaire de l'ICM.
Nous avons marché aujourd'hui pour:
Violaine Coiteux, Jocelyne Fortin,
Marc, Guy Lefrançois, Daniel, Danièle Guay, A. Raymond
Gagné, Francis Thibault, Huguette Pepin, Sophie Pelletier X
2, Louise-Hélène.
Marc-Antoine dort et je ne tarderai pas à faire de même.
Bonne nuit!
Vincent


